J’ai repéré ce post sur Mashable.com, blog américain dédié aux nouvelles tendances des média sociaux. Il met ici en avant plusieurs infographies concernant la santé.
C’est un bon article. Les visualisations des données présentées sont généralement claires, intéressantes même particulièrement esthétiques… l’une d’entre elles m’a d’ailleurs interpellée sur l’intérêt de ma dose quotidienne en vitamine C… La seule exception concerne le graphique sur l’obésité. Il est difficile à comprendre et, comme tant d’autres visualisations dites « populaires », semble avoir été sélectionné sur son seul esthétisme.
Pourtant, la grande question qui demeure c’est pourquoi Mashable, vu sa ligne éditoriale, publie ce genre d’infographies?
En fait, si vous effectuez une recherche sur le site, ils parlent très régulièrement et à peu près partout de données et de sources de données. Cela s’explique en grande partie par le fait que les media sociaux jouent de plus en plus le rôle de sondeurs en temps réel. Jetez par exemple un œil sur ce flow de réactions face au lancement de Google-Buzz. Dorénavant, Twitter, Facebook et la blogosphère en général ne sont plus utilisés pour parler qualitativement de business. On voit de plus en plus de RP passer du texte aux données chiffrées, plus claires à lire, pour rapidement susciter les réactions. Catherine Warren explique très bien ce phénomène ici.
Mais cela n’explique toujours pas cet article car il n’a ici aucune relation avec les médias sociaux.
Je pense que l’article est un signe que les données sont de plus en plus « cool ». Les données se diffusent toujours plus sur la toile, qu’il s’agisse de simples visualisations sur les usages de Twitter ou d’analyses interactives proposées par les sites d’information. Même les gouvernements exposent leurs données sur la toile.
Avec tout le battage médiatique généré sur l’Internet sémantique et le raz de marées des données découlant des réseaux sociaux, peut-être que Mashable ne souhaite tout simplement pas rater la vague ?
Author: Rachel est fondatrice et présidente de We Are Cloud. Elle est en charge des pôles finance administration et communication!









